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Publiée le 14 December 2018 410 vues
Publiée by: cristine Categorie :People



CE JOUR OÙ... FAT JOE A LÉCHÉ SES AIR JORDAN

Déscription :



CE JOUR OÙ... FAT JOE A LÉCHÉ SES AIR JORDAN

 

Avec la série « Ce jour où... » Booska-P revient sur ces anecdotes de plus ou moins grande importance qui ont marqué l'histoire du rap. Aujourd'hui place à ce jour où le Gros Joseph s'est laissé emporter par sa fougue...

Ce jour où... Fat Joe a léché ses Air Jordan

Dans le petit monde des passionnés de sneakers, tout est une affaire de détails.

Prenez les Air Jordan VII par exemple. Vues aux pieds de l’arrière des Chicago Bulls lors de la saison 1991/1992 (titre NBA, titre de MVP, titre de meilleur marqueur, etc.), si elles font indéniablement partie des modèles les plus cultes de la gamme, toutes ne se valent pas pour autant.

Il y a celles portées par le Christ en saison régulière, celles portées en playoffs, celles portées dans le clip Jam de Michael Jackson, et, les plus recherchées, celles portées lors des Jeux Olympiques de Barcelone de 1992 : celles aux couleurs de la bannière étoilée avec lesquelles MJ et sa bande d’Avengers de la balle orange ont mondialisé le basketball en transformant la quinzaine espagnole en gala d’exhibition.

Et là encore, il existe différentes Air Jordan VII : celles commercialisées pour le grand public dont le talon est orné d’un discret numéro 23, et celles plus confidentielles où sont floquées en lieu et place un 9, le numéro attribué à His Airness au sein de la Dream Team.

Ces Air Jordan VII là, les 'AJ7 Olympic', sont les plus recherchées du game.

Et comme tout bon sneakers addict qui se respecte, Fat Joe le savait mieux que personne.

 

Rien de tel qu’une semelle bien fraîche qui sente le neuf ?

En 2004, le Don Cartagena est déjà reconnu comme l’un des plus grands collectionneurs de baskets de ce bas monde.

[Quand pour un simple mortel posséder de nombreuses paires signifie au mieux de quoi remplir un placard, pour un type comme Fat Joe cela signifie devoir faire agrandir sa maison pour stocker plus de paires – voir cette vidéo ahurissante dans laquelle il ne présente « qu'une partie » de sa collection.]

C’est donc tout naturellement que lorsque les caméras de MTV Cribs (mais si souvenez-vous cette émission qui s’invitait dans les maisons des rich & famous pour en mettre plein la vue au petit peuple) sont venues filmer chez lui l’épisode 4 de la saison 6 que le boss du Terror Squad a tenu à exhiber sa cour des merveilles.

Déambulant entre les piles de cartons, Joe se saisit alors d’une Air Jordan VII Olympic qui selon ses dires lui aurait coûté « quelques milliers de dollars sur ebay » et qui serait « deadstock » – « jamais portée, jamais sortie de la boîte » dans le langage sneaker.

Et d’histoire de prouver qu’il ne blague pas sur ce point (et qu’accessoirement, il se fiche de la théorie des germes), il donne sans prévenir un généreux coup de langue sur toute la longueur de la semelle !

Voici au ralenti et en replay ce que cela donne :

Le porn shoe à son meilleur

Culte sitôt diffusée, la séquence n’en provoque pas moins la plus grande des perplexités : mais qu’a-t-il pu bien passer par la tête du Gros Joe lui qui d’ordinaire refuse de lécher quoi que ce soit, à commencer par l’entrejambe de sa copine ?

[Cf. son tube de 2001 What’s Luv et sa tristement célèbre ligne d’intro « Slow down baby, Let you know from the gate I don't go down lady ».]

Une semelle de chaussure aurait donc meilleur goût que le sanctuaire des sanctuaires ?

Réponse de Joey Crack en 2012 : « À l’époque où nous sommes devenus riches, moi et mes potes, on s’achetait des 40, 50 paires de shoes identiques. Des Air Force, des Jordan… Du coup, on a commencé à délirer avec, à faire des trucs débiles comme les lécher. »

Si l’explication ajoute ici encore un peu plus de malaise au malaise (genre les mecs sont là posés entre eux et se lécher des paires de pompes dans le plus grand des calmes ?!), il n’en reste pas moins difficile de contredire le rappeur quand il affirme qu’il s’agit ici « d’un des moments, si ce n'est LE moment le plus classique dans l’histoire de la culture sneakers ».

Non seulement le geste est resté gravé dans les mémoires, mais selon lui pas un jour ne passe sans qu’un collectionneur ne l’aborde pour lui en parler, y compris chez les « Chinese niggas ».

Onze ans après les faits, en 2015, Joe a d’ailleurs tenté de relancer le mouvement sur Instagram en appelant de ses voeux les membres de sa communauté à poster des photos d’eux en train de lécher des Jojo en utilisant le hashtag #Cribs – avis aux amateurs, cela donne ce genre de dinguerie et ce genre de dingo.

Mieux, l’année dernière le Don n’a pas hésité à mettre lui-même la main à la pâte pour aider son pote de toujours DJ Khaled à promouvoir sa paire d’Air Jordan III dédiée en léchant face caméra la semelle de ses « We The Best 'Grateful' ».

 

Portez vos sneakers !

Si dixit Fat Joe « rien ne vaut de lécher une paire toute juste déballée de son carton d’origine trois ou quatre ans après sa sortie officielle », on ne saurait toutefois trop vous recommander de ne pas suivre ce conseil à la lettre.

Si chacun fait ce qui lui plaît avec sa bouche, et si effectivement se pavaner avec un modèle neuf introuvable à un instant T peut faire son petit effet dans une pièce remplie d’initiés, il est une chose sur laquelle les marques se gardent bien de communiquer : les sneakers ont une durée de vie limitée.

Peu importe que vous les conserviez à température ambiante ou que vous les enrobiez soigneusement de cellophane, rien n’empêchera le temps de faire son affaire, surtout si ces dernières se composent de polyuréthane, une mousse isolante concentrée dans la semelle.

Après quatre ans, tout au plus, ce matériau tend à se détériorer : tout d’abord en virant au jaunâtre, puis en se craquelant, et enfin en s’effritant – les experts parlent alors « d’hydrolyse du polyuréthane ».

L’ami Joe en a fait lui-même l’amère expérience lorsqu'à son habitude, il a ressorti de derrière les fagots une paire de Jordan 6 et les a vues sitôt le pied posé sur le sol se désintégrer.

L’histoire ne dit cependant pas s’il leur fait du bouche à bouche.

 





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